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Le repas de fin chantier, célébration collective d’un aboutissement

Le 24 mai avait lieu un moment à part dans la vie d’un chantier à part, celui de l’extension réhabilitation de la bastide Le Manier, un lieu dans le 12e arrondissement de Marseille dont a hérité l’association les Petits frères des pauvres, et destiné à accueillir des personnes âgées isolées.

Pour célébrer les nombreux mois passés à concevoir ce projet à forte teneur en écoconstruction (extension bois et écorénovation, projet reconnu Bâtiment Durable Méditerranéen Or) et à le réaliser étape par étape, corps de métier par corps de métier, un repas de chantier a réuni toutes les parties prenantes : la maîtrise d’ouvrage (direction de l’immobilier et bénévoles de l’association), le Conseil régional co-financeur du projet, la maîtrise d’œuvre : l’Agence Solari & Associés, le bureau d’études thermiques et fluides Athermia, le bureau d’étude structure Calder Ingénierie et le bureau d’étude cuisine ECCI, et les entreprises : Figuière construction, Martin charpente, Eco-clim, Serti, Serfran, Next bâtiment, Etphobat, HV Création, Sodimatco, NBMA, Algaflex et Menuiserie de la Tour. Une longue liste qui est à l’image de la complexité d’un tel chantier. 

Et lorsqu’autour des chawarmas, des bières et des desserts, on entend les ouvriers raconter leurs exploits et leurs galères et l’architecte Jérôme Solari remercier les entreprises « Parce qu’elles font un boulot très difficile », tout en témoignant que celui de la maîtrise d’œuvre « n’est pas si simple non plus », on se rappelle qu’un chantier c’est une grande aventure collective, ponctuée de hauts et de bas, de sueur et de sourires, et dont il est bon de se réjouir ensemble de l’aboutissement.  

Les 5 contributions de Vue sur Vert et Airescoop à l’enquête publique sur le Plan Local d’Urbanisme intercommunal du territoire Marseille Provence

L’enregistrement des contributions au registre dédié.

Le 4 mars 2019, Vue sur Vert et AIRESCOOP ont fait 5 propositions pour le futur PLUi de Marseille Provence, les voici :

  • Que le PLUi favorise la conception bioclimatique des bâtiments

La règle de l’alignement sur voie ne permet pas d’orienter les bâtiments idéalement par rapport aux caractéristiques environnementales et bioclimatiques des terrains.
En laissant plus de marge aux concepteurs et constructeurs, cela permettrait d’avoir des bâtiments mieux orientés et plus performants énergétiquement.

  • Que le PLUi n’impose pas un certain nombre de places de stationnements par projet de construction

L’obligation d’un certain nombre de places de stationnements par logement d’un programme de construction dans les PLU actuels participe de l’asphyxie des villes et du tout voiture.
Marseille et les communes autour d’elles ont des niveaux de qualité de l’air régulièrement bien au-delà des seuils limites définis par l’Organisation Mondiale de la Santé. Il est donc urgent de limiter le nombre des véhicules individuels à moteur au profit des transports publics et des modes de déplacement doux (voir point ci-dessous).
Il devrait appartenir à chaque maître d’ouvrage d’estimer le nombre de places de stationnements qu’il souhaite pour son projet de logements, qu’il soit pour son propre usage ou qu’il soit destiné à la vente, et ce nombre de places devrait faire l’objet d’un plafond mais pas d’un plancher minimum.

  • Que le PLUi stoppe la fracture urbaine nord-sud de Marseille

Marseille est une ville coupée en deux et dont le centre est en pleine crise de logements comme on le sait tous, il est donc impératif que le PLUi fasse respecter les obligations en matière de répartition des logements sociaux, et en impose en centre-ville et dans les quartiers sud, pour plus de mixité sociale.
Il est impératif que le seuil de 30 % de logements sociaux soit appliqué aussi aux petites opérations de à partir de 6 logements (pour correspondre aux petits immeubles de centre-ville).

  • Que le PLUi facilite la transformation des dents creuses en espaces verts

Les dents creuses, ces espaces non construits entourés de bâtis, apparaissent en ville, lorsqu’on démolit un ou plusieurs édifices sans reconstruire immédiatement.
Une certaine logique urbanistique et financière veut que les dents creuses ne le restent pas longtemps, surtout en centre-ville où la pression immobilière est forte, et les municipalités sont peu enclines à laisser des espaces vierges, assimilées à des espaces d’abandon ou parce qu’elles ne souhaitent pas accroître le domaine public et les coûts d’entretien qui vont avec. Pourtant les villes de la Métropole auraient tout intérêt à maintenir certaines dents creuses et à les convertir notamment en espaces verts et publics.
Car l’aspiration des citadins à vivre en proximité avec la végétation est croissante et les pousse souvent (notamment à Marseille) à aller chercher en périphérie la « vue sur vert » qu’ils n’ont pas en ville, au prix de lourds déplacements domicile – travail, ce dernier restant en centralité, et obligeant les villes à s’étendre en horizontalité et à étendre leurs réseaux de transports publics (pour un coût sûrement bien plus élevé que celui de l’entretien d’espaces verts).
Le verdissement des dents creuses permet donc d’offrir une qualité de vie et des espaces de respiration en cœur de ville. Il participe de plus à réduire les phénomènes d’ilot de chaleur urbain qui ont pour conséquence d’ajouter plusieurs degrés à l’air ambiant en périodes chaudes.

  • Que le PLUi favorise la circulation de vélos et autre transports doux

Le vélo est un mode de déplacement peu coûteux, bénéfique pour la santé et respectueux de l’environnement : il ne pollue pas, n’émet pas de gaz à effet de serre et ne génère pas de bruit. Développer l’usage du vélo pour les déplacements du quotidien est donc une solution d’avenir pour améliorer la qualité de l’air de la ville, la circulation et le confort de vie.
Nous sommes témoins de la volonté de la ville de permettre une offre de vélos et trottinettes en libre-service, néanmoins la circulation reste dangereuse et la voirie peu adaptée.
Pour inciter plus d’habitants du territoire Marseille Provence à utiliser un transport doux, voici quelques suggestions :

  • d’un aménagement urbain qui favorise les déplacements de courtes distances grâce à un aménagement de la voirie et de l’espace public plus favorable aux déplacements à vélo;
  • la possibilité de garer son vélo en toute sécurité à son domicile ou à sa destination;
  • la mise en place de dispositifs de stationnement vélo dans les pôles d’échanges de transports collectifs;
  • la création de places de stationnement vélos sur l’espace public;
  • la création d’espaces dédiés au stationnement vélo dans les constructions nouvelles et l’installation de prises de recharge pour les vélos à assistance électrique.