La construction humaine considérée comme la plus ancienne est une réalisation de Néandertal et a été découverte dans une grotte du village de Bruniquel dans le Tarn-et-Garonne. Il s’agit d’empilements de stalagmites que les scientifiques ont déterminé comme datant d’il y a 176 500 ans. On date ensuite l’émergence de constructions humaines à usage d’habitation au Néolithique (vers 8 500 ans avant JC), avec notamment l’usage de briques de terre argileuse crue en Mésopotamie (la région du Moyen-Orient située entre le Tigre et l’Euphrate et qui correspond pour sa plus grande part à l’Irak actuel); et de bois, de feuillages et de peaux d’animaux dans les zones tempérées que les chasseurs-cueilleurs utilisaient pour leurs campements.

10 500 ans plus tard, l’habitat continue à jouer son rôle d’abris mais il est devenu aussi un marché, un produit, un placement, construit avec des matériaux issus des quatre coins du globe et fabriqués industriellement avec généralement un fort impact environnemental.

L’immobilier est le dernier maillon de la chaîne de production d’habitat et il est incarné par un agent intermédiaire peu apprécié bien que le plus avenant possible, et qui donne l’impression d’être prêt à tout pour réaliser la vente. Cette description n’est heureusement pas systématique, et les agent.e.s immobilier.ère.s peuvent même parfois être de bon conseil. Mais l’enjeu financier qui entoure une transaction prend souvent le pas sur les dimensions humaines et techniques de la vente de ce qui est avant tout un lieu de vie, et les enjeux environnementaux qui accompagnent la transmission d’un bien passent aussi au second plan. Les statistiques montrent pourtant que plus un bien est performant énergétiquement mieux il se vend, et que le coût d’investissement ne représente qu’un tiers du coût global d’un bâtiment, il y a donc tout lieu d’être attentif à sa qualité.

Mais le binôme localisation + prix d’achat reste prédominant dans le choix des acquéreurs, et le nombre d’éco-constructions et d’éco-rénovation reste trop limité. C’est à partir de ce constat et de celui de projets qui échouent faute de maîtrise des étapes immobilières et financières par leurs porteurs, que j’ai fondé Vue sur Vert en 2016, après 6 ans de direction de l’association EnvirobatBDM. Mon crédo : essayer de faire un pont entre éco-construction et immobilier et aider au lancement de projets.

J’ai souhaité le faire en plaçant l’éthique au cœur de mon approche, et avec l’objectif de contribuer ainsi à des projets qui fassent rimer respect de l’environnement et respect de toutes les parties prenantes d’un projet d’éco-construction ou d’éco-rénovation. Les porteurs de projets doivent aboutir à un habitat conforme à leurs attentes et chaque professionnel participant au projet doit pouvoir bénéficier d’un revenu suffisant sans qu’il soit au détriment de celui des autres. Sans oublier la joie de mener un projet, qui doit demeurer dans chacune de ses étapes, et qui est l’antidote face au réel qui freine nos envies.

Par ailleurs la qualité architecturale des constructions revêt pour moi une importance primordiale. Pas de bon projet qui ne soit à la fois utile et beau. Le beau est subjectif mais je me réfère à Vitruve, architecte romain ayant théorisé l’essentiel des techniques de construction classique et pour qui une structure devait présenter les trois qualités de Firmitas, utilitas, et venustas – c’est-à-dire forte (ou pérenne), utile et belle.

J’essaye ainsi de faciliter un immobilier éthique, écologique et à forte qualité architecturale, accessible au plus grand nombre, à Marseille et en Provence, à travers 4 services à destination de particuliers ou professionnels (habitat ou locaux professionnels), correspondant à 4 projets et besoins :

  • Être conseillé : pour lancer sur de bonnes bases son projet d’écoconstruction, avec un conseil ponctuel ou un accompagnement plus approfondi. Plus d’infos.
  • Transmettre : pour vendre un terrain à destination d’un projet d’éco-construction, et/ou un bâti à destination d’une projet d’éco-rénovation. Plus d’infos.
  • Investir : acquérir un bien immobilier destiné à la location dans un bâtiment éco-construit. Plus d’infos.
  • Se former : pour intégrer les enjeux environnementaux dans les métiers de l’immobilier. Plus d’infos.

Je coopère au sein de Vue sur Vert avec des professionnels qui partagent la même sensibilité, je suis associé avec AIRESCOOP, l’Agence immobilière responsable et Coopérative basée Marseille, sur la vente de biens éco-conçus, éco-rénovés ou ayant un potentiel d’amélioration ; et j’enseigne l’environnement au sein de l’ESPI, l’Ecole Supérieure des Professions immobilières à Marseille.

Floris VAN LIDTH

Gérant-fondateur de Vue sur Vert